La société normale, réponse à ces messieurs les philosophes sur Cyberpresse

Posted on 10 janvier 2010

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Je ne veux pas parler d’homophobie, mais cette actualité m’amène sur un sujet que je ne comprends pas qui est la normalité. La normalité, le refus d’accepter et le mépris.

N’ayant pas de Robert sous la main, je me suis référé au conventionnel mais un peu moins sérieux petit Larousse Grand Format 2001:

Normalité n.f p.700

1. Caractère de ce qui est conforme à une norme, considéré comme l’état normal. 2. CHIM. Rapport de la concentration d’une solution tirée à celle de la solution normale

Normal, e, aux adj. p.700

1.État normal, habituel Revenir à la normale 2. GÉOMÉTR. Droite perpendiculaire <> Normale à une courbe (en un point), Perpendiculaire à la tangente de la courbe en ce point.

Norme n.f (lat.norma équerre, règle ) p.700

1. État habituel, conforme à la règle établie 2.Critère, principe auquel se réfère tout jugement de valeur, moral ou esthétique 3. TECHN. Règle fixant les conditions de réalisation d’une opération, de l’exécution d’un objet ou de l’élaboration d’un produit dont on veut unifier l’emploi ou assurer interchangeabilité une norme ISO. <> norme de productivité: productivité moyenne d’une branche économique. 4. GÉOMÉTR. Longueur d’un vecteur. (le vecteur nul et le seul à avoir une norme nulle; La norme de la somme de deux vecteurs est inférieure ou égale à la somme de leurs normes; la norme du produit d’un vecteur par un nombre est égale au produit de sa somme par ce nombre.)

Habituel, elle adj. p.498

1.Passé en habitude; très fréquent. faire sa promenade habituelle

Habitude n.f (du lat. habitudo).p.498

1.Disposition acquise par la répétition, à être, à agir fréquemment de la même façon. 2. Capacité, aptitude acquise par la répétition des mêmes actions. avoir l’habitude de conduire la nuit <> D’habitude: Ordinairement, habituellement.

Bon maintenant que vous avez bien révisé vos définitions on passe à mon commentaire et à pourquoi je ne comprends pas ce concept. Premièrement ce que fait cet article c’est de tenté de prouver (lamentablement) que l’homosexualité n’est pas normatif. Je dois admettre qu’il n’a pas tout à fait tord. effectivement, ce n’est pas la majorité de la population qui est touchée. Cependant ce n’est pas non plus comme si l’homosexualité était totalement marginale. Même la personne la moins ouverte d’esprit et légèrement recluse aura été mis au fait: oui, certaine personne sont attirée sexuellement et amoureusement par les personnes du même sexe. Cette même personne devra également savoir que le phénomène n’est pas nouveau qu’il existait même avant la naissance de Jésus (assumons que cette personne ne nie pas l’existence des grecs et de la civilisation et que pour lui « Adam & Eve » n’est pas le début de l’univers). Depuis quelques années (après une longue ségrégation et campagne de châtiment par les autorités religieuses et politiques) l’homosexualité est passée petit à petit de condamnable, à marginale, à reconnaissable dans l’ensemble de la population à « habituelle » au sens strict du terme. C’est-à-dire, il est observable, calculable, appréciable et vérifiable. Une communauté existe, des personnalités le déclarent.

Ce que tente cette « loi » c’est de faire entré l’homosexualité dans la norme. Cela paraît terrible à notre personne type de tout à l’heure. Pourtant il devra savoir que ce n’est pas par hétérophobisme (quel mot ridicule et laid autant qu’homophobisme) ce n’est pas par « hétérophobisme » que ce changement s’effectue c’est dans un but d’acceptation et d’égalité. Cela paraît être un non-sens. Oui, probablement. En effet, comme une personne ayant un mode de vie aussi différent peut-il avoir accès au même traitement que moi? Là dessus sans même avoir réfléchit je dirais: puisque l’être humain à le droit de vivre sans avoir peur des idées des autres. Mais ma réponse-cri-du-cœur, en plus d’être foncièrement inexacte et d’être justement « un simple cri du cœur » ne vaut pas l’argument réfléchi que voici: ayant donné à une partie de la population le droit à vivre avec dignité, c’est-à-dire sans peur des préjugés et des violences, et ayant doté cette partie de la population le droit de condamné quiconque blâmant ces droits (Charte des droits et liberté de l’homme) l’autre partie de la population (nommons la « homosexuelle » pour des raisons évidentes d’alléger le texte) alors la population « homosexuelle » voyant que ses droits à vivre dignement ne sont pas respectés et pire: vivent une ségrégation et de la violence de l’autre partie de la population se sentent diminués et désirent eux aussi les même droits. Se désir venant bien entendu du mépris, de la mal-compréhension et de la violence (oui il y a de la violence) que subit la population « homosexuelle » par l’autre population. Tout cela est la cause de l’affirmation plus pro-active de la population « homosexuelle » et du désir d’enfin vivre libre et acceptés. Et de telles revendications sont légitimes. Devant autant de refus cependant, est-il surprenant qu’une rancœur et un incompréhension s’installe? Bien entendu. L’article de messieurs John White, Gérard Lévesque, Charles Cauchy, Maurice Cormier sur cyberpresse en témoignent de belle façon. Pourquoi une majorité devrait en effet plier et adopter les mœurs d’une minorité? Ça paraît utopique et discriminatoire. En effet, dis de cette façon cela semble l’être. Pourtant les homosexuels n’ont pas la prétention de vouloir retirer des droits aux hétérosexuels ni qu’ils veulent que leur mode de vie soit le meilleur. Ils veulent seulement prétendre à la même dignité que leurs confrères hétérosexuels et à avoir les même droits que ceux-ci. Qu’enfin on cesse de des stigmatisés comme anormaux, déviant ou monstrueux. Ces appellations qui pèsent sur les homosexuels sont la cause de plusieurs comportement qu’on leur reproche! Pensez messieurs! (cela me fait étrange à dire à des anciens professeurs de philosophie) Pensez à quels conséquences peuvent avoir sur un adolescent en croissance qui voudrait du plus profond de son être être considéré justement « normal » lorsque tous autour le violente, l’insulte et le stigmatise dans une classe de personne considérés minoritaires mais surtout diminués par rapport à la classe dite « normale » et hétérosexuelle! Que messieurs m’excusent mon extrapolation, mais pouvons nous accepter une société de plus en plus formatée et dirigée à penser normalement? POUVONS-NOUS ACCEPTER UNE SOCIÉTÉ NORMALE? (voir définition ci-haut) Sommes-nous prêt à martyrisé la population à « rentrer dans le moule » pour la sacro-sainte normalité? Nous savons qu’effectivement la normalité est artificielle. Et ce sont ce que les homosexuels réclament qu’artificiellement ils soient reconnus au même titre que leur confrères hétérosexuels. Si les méthodes vous choquent elles le sont pour moi aussi mais que vous discréditiez la légitimité de se combat laissez-moi farouchement en douter. malheureusement est considéré normal la majorité au détriment de toutes les minorités alors que la réalité post-moderne (et probablement qui a toujours été) est que la société est faite de multitudes de minorités et d’individus évoluant dans un même cadre. Ainsi il n’y a pas une « norme globale » de toutes la population. Ainsi, le gouvernement n’oblige pas les gens de considéré la relation homosexuelle comme la meilleure mais égale à la relation homme-femme, tout aussi acceptable que la relation homme-femme et que l’on cesse de dénigrer une partie de la population injustement.

Qu’y a-t-il de si insupportable que d’inclure le modèle de la relation homme-homme ou femme-femme dans la norme? Est-ce parce que cela remettrait en doute la validité du modèle homme-femme? peut-être? est-ce que cela le fait vraiment? Bien sûr que non. Sauf si certains comme vous ne comprennent pas le message sous-jacent. Alors le problème c’est la procréation? encore là, j’ai un doute. La récente recrudescence de la natalité convainc-t-elle ces messieurs que même dans notre société qui tend à être plus libérale et plus ouverte que les gens continuent quand même de faire des enfants? cela devrait. Alors, le problème c’est l’homoparentalité? La famille est tellement éclatée de nos jours que pour moi il y en a plus de problème. L’important pour l’enfant est de grandir dans une famille soudée d’entraide et de partage.

Alors ce n’est qu’une question de préjugés? Eh oui, c’est la seule chose qui soutient vraiment vos propos il me semble. Et je ne le dis pas pour être méprisant mais j’essaie de comprendre ce qui motive vos propos?

La norme est une chose impermanente comme tout dans cet univers. Tôt ou tard elle changera.

Si votre rêve est une société où tous seront identiques et normalisés relisez vos livres. L’être humain est beau par sa multitude et sa complexité.

Simon Douville

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