La peinture est morte

Posted on 10 février 2010

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L’art actuel. AH l’art actuel! Avec ses deux AA croches et de la musique faite en Noize. Je suis un peu bénévole au Mois Multi. (ceux qui savez pas c’est quoi, googler) Et je suis pas mal stupéfait. Je crois qu’en allant en Art Plastique j’ai beaucoup moins de chance d’effectivement faire une production artistique dans le monde d’auj’ourd’hui. J’veux dire, come on, je suis pas électricien/machiniste/ingénieur/designeur J’fais fucking de la peinture.

Une petite voix nihiliste en moi me sussure des mots d’une extrème méchanceté: « Simon, je te l’avais bien dit que la peinture était morte » Petite voix, oui, câline, t’as raison. La peinture n’est plus vivante, elle plus ou moins survit sur les gloires des anciens peintre par ce que j’appellerais une tradition rémanante. Ceux qui ont connus des meilleurs jours à la peinture ne veulent pas qu’elle disparaissent, ceux qui embrassent le nouvel art aimerait bien ce débarassé de cet embarrassant passé. En Descartes de l’art ceux-ci font tabula rasa de la tradiotion peinte, scritch, scratch, BOOM! N’en parlons plus.

Chroniques d’une mort annoncée

Ouaip, ça l’a commencé avec la photographie. (et oui, et oui je commence mon explication de là) Ça l’a commencé avec la photographie. Ce nouveau procédé annéantissait le rôle consacré de la toile-archive. Désormais, en formidablement moins de temps il était possible d’enregistrer sur pellicule une image précise et parfaite. Le principe était aussi en définitive beaucoup moins coûteux. L’arrivée de la photographie fut l’ouragan Katrina de la chose peinte. À quoi cela servait-il de peindre le modèle parfaitement si un procédé des millions de fois plus rapide permettait de faire la même chose (et parfois de le faire mieux de surcroit)? Les artistes de l’époque (m’enfin imaginons plutôt ceux qui avait survécu au séisme) dévellopèrent la modernité qui est dû conjointement à l’apparition de la photographie et à l’exaltation du symbolisme et du romantisme. Le premier mouvement résolument moderne fut bien entendu les impressionnistes qui commencèrent à moins concidéré la toile comme une fenètre ouverte sur notre propre représentation mais comme un objet sur lequel de la couleur et un travail devait être fait. L’artiste effectuait ce travail. C’est pourquoi il est si aisé de distinguer entre elles des ouevres de Monet et de Toulouse-Lautrec que distinguer Michelangelo de Raphael (quoi que l’avertit, lui le peut aisément). Ce fait est dû à l’artiste qui de plus en plus s’incarne dans le style participe à l’événement.

Une autre révolution fut celle des fauves (Mâtisse) , ou la couleur devenait irréelle. pour poursuivre avec l’expressionnisme (Kirchner) tout ça jusqu’au guerres. Les guerres eurent deux effets sur l’art moderne naissant: 1. exalter des passions refoulés 2. conforter les artistes dans leur désir d’éclatement des styles.

Arrive durant cette période LA révolution. Révolution que je réumerais en 4 lettres: DADA. (oui, oui) Alors là! ALORS LÀ! là c’est éclaté. Explosion du style. Marcel Duchamp expose des urinoirs qu’il a volé, des bicyclettes et d’autres objets qu’il trouve par-ci par là. Plus besoin de peindre. Les gens s’en foutent de ton malaise on vis des années d’après-guerre: On peux-tu avoir du fun au lieu de se triturer le bobo Svp? Les surréalistes prèchent par Freud des compositions troublantes entre le songe et le trip d’acide: le glas du tableau est sonné.

Parrallèlement l’abstraction fait son apparition. Kandinsky est lyrique, Mondrian est droit, Malévitch est fou et Jackson Pollock coule à terre.

La toile devient sa propre identité. Et même, plus besoin de faire une toile pour être un artiste.

Concluons à bâtons rompus

Désormais on voit l’oeuvre dans une multitude de formes. Bien souvent l’oeuvre est de plus en plus en rapport avec son contexte. (oeuvre médiatique) Notre période est une riche période pour le commentaire…

mais moi ça me déprime que, justement, je suis bon à commenter.

C’est tout.

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