God Bless Our Pretty Princes

Posted on 5 mai 2010

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Bis repetita placent (les choses répétées plaisent)

Vous ne le savez pas, non, vous ne savez même pas l’ampleur de ce dont je veux parler ce soir. En ce moment je suis en train de me manger un insipide Mac&Cheese avec Dr.Pepper pendant que les Xzibit, David Hasseloff, Tony Hawk, Cypress Hill, etc… Sont en villes pour leur événement Gumball 3000. Toutes des personnalités pour lesquelles je porte autant d’intérêt qu’une Chlamydia soit dit en passant. C’est encore une réflexion qui débuta dans mon cours de Langage et Analyse 3D avec Boisseau. Nous parlions de la place de l’art dans la société et comment la pratiquer. On disait, entre autre, que ce n’est que récemment que l’on pratiquait l’art pour l’art en soi. Puisqu’avant l’oeuvre était principalement une glorification du Prince le plus offrant, le plus adulé, le plus craint. Et puis est survenu un glissement dans la société: la montée de la classe Bourgeoise, le scindement des pouvoirs du monarche puis les grandes révolutions sociales. On est passé d’un paradigme voulant que l’art se soumette à une autorité quelconque (religieux, politique) à un paradigme de l’art pouvant exister dans le but d’être Art et vu comme tel. Mais, la fonction propagandiste de l’art n’est pas disparue dès que le paradigme changea elle est restée. On voit d’ailleurs dans l’histoire plus récente des exemples de ça… Les films Nazis de la seconde guerre mondiale, Mucha, les pubs des années 50. Et c’est étrangement l’art le plus insidieux et celui qui marque le plus l’esprit par son caractère répété. Les Français, à la sorti de la seconde guerre mondiale, avait une énorme dette envers les États-uniens. Mais au bon compte les bons amis dit-on, l’amérique ne réclama pas de l’argent des français. Ils demandèrent plutôt au français que plus de films américains soient projetés dans les salles françaises. Imaginaient-ils à l’époque comment leur culture serait envahie par les états-unis? Non, ils n’en avaient aucunes consciences sinon ils auraient choisi la dette et la misère financière.

l’Empire Américain

Voilà l’essentiel de la réflexion. Nous sommes dans un empire. Non pas politique ou religieux… non un empire tout autre qui se moque des limites et dont les batailles et les victoires se succèdent à une vitesse que même Genghis Khan ne pourrait appréhender. À chaque fois que quelqu’un idolâtre une vedette américaine ou que l’on potine on porte nos nouveaux monarques aux nus. L’empire des États-unis est un empire culturel dans lequel nous sommes tous. Chaque moment de nos existences contient un peu des codes culturels de l’amérique!! Les vedettes du Gumball qui sévit en ville est aussi comparable à une visite officielle de nos geôliers culturels qui se pavanent devant nos yeux et nous fait pleurer. Nous sommes soumis à eux et nous ADORONS ÇA! N’importe quelle jeune tuerait pour seulement toucher sa vedette préférée. Et toutes leur chansons et toutes leur vidéos sont comme d’immenses Dernière Cène de la culture américaine. Vous voulez une preuve supplémentaire? Qui se souviens des dernières élections fédérales ou provinciales? Mais si on parle d’Obama alors là personne n’y est indifférent. La campagne électorale américaine fut plus suivie que la campane électorale du pays dans lequel nous vivons! Le mythe du Président Américain est bien plus fort que le mythe du Premier Ministre… avouez. Je vois de ma fenêtre l’enseigne lumineuse de l’hotel Hilton. C’est l’un des plus gros building de la ville. À nos rois, l’on construit des monuments éternels.

God Bless Our Torturers

God bless America…

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