Cubicule

Posted on 7 juillet 2010

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Névroses, peurs, catatonies

On vit tous dans des cubes. Les limites de nos cubicules sont comme les limites de notre univers. On ne voit pas au-delà des murs de nos cubicules. Et nous sommes tous branchés les uns aux autres par des fils plus fort que l’interdépendance, la joie, l’amour. Mais on ne voit jamais les visages de nos immédiats. Cubicule, presque pas de porte, pas d’issues sinon sur l’autre cubicule d’un autre prisonnier, d’une autre caverne profonde, d’une sollitude forcée parce qu’il n’y a que ça de vrai, que ça de beau, que ça d’absolument et inévitable parfait, que ça de totalement sain. Chacuns branchés aux antennes de son cube dans le dédale des systèmes établis. Un système avec tant de ramifications, tant de complexités QUE C’EST IMPOSSIBLE DE TOUT Y COMPRENDRE! Devant on reste catatonique. En voir une simple parcelle de sa vérité t’enlèves tous espoirs de pouvoir vivre, de pouvoir t’échapper. De toute façon personnes ne vit plus vraiment désormais. On nait et on doit déjà notre mort au système, notre sacrifice au système, toute notre vie de souffrance pour le système. T’es même pas obligé de vouloir vivre en autant que tu meurres après avoir vécu toute ta non-existence dans la peur de sortir de tes 6 murs, de tes limites de ce que tu penses être toi alors que t’es rien, vraiment rien au yeux de rien.

Il existe d’autres univers. Non?

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