[Herbier de l’incomplétude]

Posted on 21 juillet 2010

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La chaleur n’aura pas été trop forte.
Elle n’aura pas fait fondre la ville,
n’a pas arrêté l’exil des voitures,
n’a su désanligner les astres,
ne m’a même pas effacé.

Un après-midi
(comme on en clône à la douzaine)
où tout s’enlumine de dorure,
où tout, dans le silence, flotte.

Tu nages sur un fleuve de béton.

Dufferin-Montmorency
qui serpente
avec l’illusion que l’air pogne en feu
et que les voitures sont les frégates
d’un armada lascif

Où les blocs
Là: Limoilou;
Là: Saint-Roch;
s’entassent (les rives
d’un flot discontinu.)

Tu plânes
L’atmosphère est pas assez lourd
Pour te supporter.

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