On pense à des affaires

Posted on 28 juillet 2010

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On pense à des affaires. On pense qu’on nécessite tel, mais pas l’un ou l’autre. Ou… je ne sais pas t’étais… vacant ce matin. Absenté. Tu respirais pas de l’air, tu brulais de l’oxygène.

Avant, on s’imaginait les trous dans les rues bouchés. Mais les vacances de la construction reviennent, fatalement et tu restes aussi immobile. On s’posais des questions. Les restes de Pain aux fruits souillent le lit. On aura pas lavé les draps. Y’avait trop de joules éparpillé un peu partout dans l’atmosphère. Ça rendait vaporeux, ça te rendait évaporé, ça t’effaçais. Mais pas complètement juste ton innaparence qui s’évanouissait. Juste ça et rien d’autre. On avait décidé qu’il fallait sortir. L’endroit parfait, où y’avait des livres, des chats et du café n’existe plus.

On pensait à des affaires comme: loué l’ex-endroit parfait et en refaire le même endroit parfait même si c’est pas rentable ou en faire un café, semi-rentable pour le monde hip, pour le monde hop. Pas pour nous parce qu’on en profiterais pas. On pense à des affaires comme quoi on a des projets… que… oui, que c’est pas désespérant et que l’inertie, on pourrait la vaincre.

Ce matin tu pensais pu. Ou t’avait l’aspect de quelqu’un qui cherche l’adresse des chutes Niagara dans sa tête.

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Posted in: Écriture