Simon et le snobisme alimentaire

Posted on 5 août 2010

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J’habite en haute-ville de Québec. (TADADAAAAAA) Dans un immeuble plus ou moins crade qui penche un peu. Je fais souvent mon épicerie à l’intermarché du coin. Jusque là pas trop de surprises. Pour information je porte bien mes quelques 60 lbs de trop. L’affaire a débuté un soir banal d’un mois banal ou banalement j’allais à l’épicerie (de manière banale). ET j’ai eu le malheur de m’acheter ce paquet de biscuits décadents double chocolat… J’étais dans la minuscule allée et j’ai saisis le paquet avec véhémence (quand je fais mon épicerie je suis théâtral, carrément). Saisisant le paquet décadent j’entends aussitôt quelques râles et un soupir derrière moi. Me retournant je vois quelques dames et un Typical-Fif* me dévisageant. J’ai compris. J’ai reposé la boite sur l’étalage et je me suis acheté un pied de Céleri.

Je veux dire. Que connaissent-ils de mon alimentation pour porter ainsi un jugement si hâtif? j’me limite à un repas de viande rouge par semaine, je mange un fruit à tout les repas, j’mange des fibres (principalement parce que j’aime ça). J’suis aussi accroc à la tisane de camomille et pire que ça j’me fait des produits médicinaux à base de plantes parce que les médicaments me font peur. Mes seuls vices sont les biscuits décadents, les nouilles ramens, l’alcool et le DrPepper. Les kilos en trop c’est juste parce que je fais pratiquement pas de sport et que dans ma jeunesse j’étais d’une inactivité décevante (maintenant je le suis plus). C’est correct les morales de «On devrait pas juger selon les apparences» mais on dirait que dès qu’on parle de grosses personnes ça fonctionne plus cet adage. J’m’mange des biscuits décadents et les gens en conclus que j’ai une alimentation (n’ayont pas peur du jeu de mot) décadente.

Je me promet un jour de faire une épicerie en achetant juste mes vices et un pot de yogourt. Question de faire un statement.

* C’est pas un préjugé, ça existe des gays comme dans les téléromans comme y’en a qui ne sont PAS comme dans les téléromans.

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