On a cru, on a bu, on a chu…

Posted on 11 août 2010

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On a ses envies de tout laisser choir. Sur le sol et de se regarder choir. Chus et repus et mort ou non.  Sans rien pouvoir faire. C’est comme ça que ça commence. La grosse décadence de marde avec les anges de l’apocalypse et ton visage. Tu restais végétatif et fauve. Avec l’expression perpétuelle du: «J’m’en câlisse, phoque ophe» dans les zygomatiques. L’avant-bras tendu vers l’avant. Cliquant, psalmodiant, triturant la souris: faire bouger les choses de l’informatique. Mais ces choses là changent pas. Elles s’intimisent et nous éloignent en même temps.

«L’empereur Néron» tu dis. «Nabuchodonosor» je réponds. «Napoléon» tu dis. «César Borgia» je réponds. «Hitler» tu dis. «tu triches» que je te réponds alors. «Le fédéralisme canadien» tu dis. «je glousse» glousse-je et tu triches, tricheur.

On pensait qu’on deviendrait les rois de notre monde restreint.

On pensait que l’ale sauverait notre monde de ses roitelets

On a échoué.

Pis là c’était le pire parce qu’on était dans l’étape de notre chute. L’extérieur se parait de joyaux en plastiques dorés qui s’écaillaient. L’Éphémère portait bien son nom. N’avait tout bu. Restait de sacro-saint rhum. Havana Club. Que ta mère ramenait de ses folles escapades hivernales au sud du septentrion. Comme a disait.

«Criss men» que tu dis «ouin, dekessé qu’on devient?»

Je sais pas. TU hein? …tu? tu toi? qui tu? qui qui tu? qui est-ce qui est tu? t’es qui toué? à qui j’parle? À qui j’râle. C’est quoi ça?

On crêve le yable dans bouche, en chialant le ventre plein.

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Posted in: Écriture