Simon VS Les Grands Classiques: Pink Floyd, The Wall (film de 1979)

Posted on 11 octobre 2010

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J’étais chez mon amie, après quelques verres d’une excellente bière Allemande (On est thématique ou on l’est pas) elle a mis un film dans le lecteur à DVD. C’était, et vous vous en doutez, Pink Floyd The Wall. Je n’avais jamais vraiment écouté cette musique (sauf quelques chansons). Puis, ensuite le film m’a conquis…

Mon « what I think about it » (comme dirait l’autre)

On est en présence d’une œuvre étrange, à la narration éclatée, aux images volontairement fortes, au rythme syncopé et aux thèmes flous. C’est aussi une œuvre qui flirte franchement avec le surréalisme. Un surréalisme à l’ère des guitares électrique… bref, du psychédélique (pour paraphraser les paradigmes de l’époque).

The wall parle de ségrégation, de sexe, de nazisme, d’inceste, d’amour, d’éducation malsaine dans un espèce de bouillie d’images et de rift accrocheurs de guitares, de clavier, de basse.

L’image principale reste Le Mur, bien entendu. Un mur que l’on bâti avec des mots pour se protéger contre la difficulté du monde autour, un lieu sombre où l’on se réfugie et où l’on peux se perdre (comme le fait le personnage lui-même après son overdose et sa réclusion, comme en témoigne le passage durant la chanson Confortably Numb) Et ensuite, à son retour de sa réclusion mentale où toute les images de son passé l’on hanté) il y a cette révolution que met en place le personnage (vous savez avec les deux marteaux.) Les révolutions viennent au monde comme ça dans l’esprit du film: d’une enfance ségrégée, de talents reniés, de pulsions inassouvies et de grandes périodes d’aliénation.  Il faut bien sûr ici faire un parallèle avec l’excellent La part de l’autre d’Éric-Emmanuel Schmitt qui reprend dans son ouvrage les mêmes préceptes et les appliques à la vie d’Adolf Hitler en créant la vie ficitionnelle d’Hitler s’il eut eu la chance de développer son talent au lieu d’être relégué aux ténèbres et aux malheurs de son existence. Bien sûr ici, avec le film The Wall, ces thèmes sont exploités d’une manière beaucoup plus évoqué et subtile que dans l’œuvre d’Éric-Emmanuel Schmitt.

Intéressant de voir aussi que The Wall vient une dizaine d’année avant la vraie chute du mur de Berlin. Prophétique? non… non loin de là. La chute du mur est une chose qui se préparait depuis longtemps, une chose prévisible. Une telle cicatrice, rappelant des évènements tel que la seconde guerre dans l’ère d’après les grandes révolutions sociales devenait gênante. Il est naturel, que des gens sensibles aient pu pressentir la chute du mur.

Ou, et c’est là la tout le propos du film, il est nécessaire d’abolir tous ces « murs » qui enferment et condamnent l’humain à sa réclusion interne. Sinon d’autres guerres et d’autres meurtres seront faits au nom d’une idéologie tronquée à la vision d’un seul homme désabusé et triste.

Je met ici sous silence le théme du spectacle dévelloppé dans l’album musical original… Il tient lieu, dans le film du moins, de métaphore à la marche inexorable qu’entreprend le personnage à la tête de son armée de Nazis-Marteaux…

Concluons prestement et sans délicatesse

C’est un film percutant et puissant ou la folie y est douce mais profonde et les sens aussi larges et multiples qu’un Dali. Vu qu’il flirt avec les solutions visuelles du Surréalisme il est nécessaire de le comparer à une peinture de Dali. C’est aussi un film Catharsis d’une époque qui venait de faire le pari de l’amour universel et qui se demandait si ses idéaux étaient plus forts que ceux des générations précédentes qui avaient fait eux tant de mal.

Bref un film à revoir pour la richesse de son langage pictural ou juste pour réentendre de vieux classiques musicaux avec un regard différent…

Un bel extrait

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Posted in: Avis, Point de vue