J’y reviens toujours

Posted on 15 novembre 2010

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J’y reviens toujours: l’angoisse. C’est trop présomptueux? Trop pompeux? Trop « fuck-you-bande-de-no-life » d’envoyer des textes à une revue de poème alors que t’a bio se résume à: « Né à Québec en 1989, élevé à Portneuf. Orphelin du côté paternel dès l’âge de sept ans. Échoue des études en littérature au cégep Sainte-foy, poursuit des études en Art plastique à ce même cégep depuis? »

J’y reviens toujours: l’angoisse, le… Trop-plein de pour pis de quoi. (un atome de pour pour deux de quoi= Pourquoi quoi?)

Pourquoi quoi?  Parce que que?

DANIEL BOUCHER:

Y t’a vu en d’sous de ton visage
Y t’a vu, tout nu, jusqu’au fond des yeux
Y t’a vu en d’sous de ton image
Y t’a vu, tout nu, jusqu’au fond du mieux
Jusqu’en d’sous du paysage
La carte postale, les montagnes, le ciel bleu
Jusqu’à l’endos, jusqu’au message
Pas trop touriste, plus nomade, plus squatteux
Ce p’tit homme seul qui va son chemin
La tête baissée , mais fier
Fier d’aller face au vent mauvais
Fier d’aimer même en enfer
Fier de lui
Fier de toé aussi
Y veut pas savoir ton bagage
C’que t’as vu, c’que t’as su, c’que t’es capable de dire
Y veut pas savoir ton faisage
Si tu runnes, si tu sonnes, si t’es capables sourire
Pour lui, c’est plus le chantage
La mélodie, le son du respire
Le son du fond, le grand voyage
Celui qu’on n’a jamais fini d’finir
Bonhomme de rue, bonhomme de rien
Bonhomme qui voit clair
Barbouilleur de parchemin
Chercheur de lumière
Ben oui
Poète des temps gris
Y aimerait ça ne rien voir
Comme tout le monde, pas s’en faire
Comme tout le monde, toutte connaître
Pis toutte savoir
Parler sans dire, pis regarder sans voir
Y adore le monde, mais y est tout seul au monde
Y mouille dans son désert
Ce p’tit homme seul qui va son chemin
La tête baissée, mais fier
Fier d’aller face au vent mauvais
Fier d’aimer même en enfer
Fier de lui
Fier de toé aussi
Bonhomme de rue, bonhomme de rien
Bonhomme qui voit clair
Barbouilleur de parchemin
Chercheur de lumière
Ben oui
Poète des temps gris

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