L’ambiguité (Acceptation de)

Posted on 10 janvier 2011

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Écrire moins par flegme que par lente acceptation de son ambiguité. Tout sortir n’est pas idéal, tout garder n’est pas idéal et le mythe de l’écrivain dans sa tour d’ivoire: pas génial. Pas pour moi ça les fleurs pour Salinger ou les Edgar. Ce matin c’est thé aux Jasmins, sans plus… Un gruau chimique de bonne heure vers 6:00 A.m + Café (pas de lait, bien sûr, l’a passé date durant les vacances de Noël). Et là devant l’écran c’est thé aux Jasmins. Jasmin comme la fleur, Jasmin comme l’acteur… les deux. Que je le veuille ou non il faut en parler des fois, des jolis garçons  dans les abribus dont le visage nous ont effleurés comme des promesses matinales ou comme des tragédies grecques. Oedipe à tous les matins avec Électre qui s’époumonne en background; Clitemnestre qui te promet qu’elle te montrera comment meurt une reine… ouaip… comme ça les matins où Radio NRJ te réveille avec la sempiternelle Lady GaGa. Ben oui Bad Romance… comme n’importe qui et comme tout le monde même toi qui me lit. Ou me délit ou me relit ou me délit d’initié.

Un lieu parfait: J’avais perdu ce lieu il y a quelques mois déjà, La Librairie Saint-Jean-Baptiste. C’était un espèce de berçeau à livres usagés moins un cimetierre que le comptoir du livre ou le populaire collisée du livre. Moins plus comme une prison ou… non… un centre de réhabilitation de vieux ouvrages (reliés en corde, s’il-vous-plait!) Où quelques Henry Miller, Sade, Dostoïevsky, Bessette et autres attendaient leur liberté conditionnelle: Conditionnelle au plaisir et à l’extase d’un vieux livre. Bref, j’avais perdu ce lieu, qui était en face du Lavoir (1.50$ la brassée fermé lui aussi). Une pancarte m’indiquait: fermeture… Et bien je l’ai retrouvé! un peu en contrebas de la rue Claire-Fontaine sur Saint-Jean (toujours) Ils y servent maintenant du café et du thé et les livres y attendent toujours leur réhabiliteurs, sinon attendent d’être lus sur place. Et vraiment, c’est un endroit encore plus parfait.

Translation dans l’espace selon l’axe des X: Je déménage. Et les boites sont loins d’être finies. J’accepte l’ambiguité d’être dans un lieu. Ce n’est pas l’homme qui habite le paysage, c’est le paysage qui habite l’homme. Et pour pousser ma marde, un poème:

Ma passation d’un ici
à un là
encore: les boites
encore: La pluie
Toujours un lieu
qui veut me garder.
Et isolé,
J’y avais une vue
Extraordinaire
de moi-même.
Je n’habitais pas ici,
ici m’habitait…

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