Prendre un café pour pouvoir aller travailler…

Posted on 19 janvier 2011

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Travailler pour pouvoir aller prendre du café.

Émily Haines qui, se matin, m’hurle ses petites paroles douces de vérités amères à mon oreille chaste. Pay this car to drive to work, drive to work to pay for this car. Oui Émily, oui, t’as raison and stuffs. J’en suis à la troisième tasse. Il n’est que 8h08 AM à ce rythme, bientôt, mon sang coagulera. Il deviendra une espèce de boue fibreuse (un peu comme de la pâte à papier) qui bloquera subito toutes mes artères dans une grande orgie romaine. Et dans une éjaculation cardiaque, la boue compacté fera éclater in extremis toutes les veines de mon corps. Je répandrai au sol. Ma bouillie corporelle souillera tout le plancher de ce bureau. (Ne le nommons pas)

La Quatrième Tasse

Je passe presto au café du mail où ce bureau (Ne le nommons pas) se situe. J’hésite entre Parisien Corsé ou Classique Doux. Je prends finalement Parisien Corsé en ayant l’image d’un gars un peu (trop) jovial une baguette sous le bras, habillé en rayé un beret sur le côté me disant: «Putaing, Je viens dé la Corse moi!».  Embrouillamini aux distributrice de breuvage brun. Une collègue. Je ne sais jamais comment agir. Surtout quand mon sang est en rebellion contre le reste de mon anatomie. On se salue, on s’entremèle les mains, c’est beau, c’est fou, c’est INTENSE, c’est souriant, c’est faux… Je met du Raw Sugar dans ma quatrième tasse de café.

Raw Sugar

Emily Haines, qui me reviens en paroles alors que je pense:

Sort of wonder why No one said a word
Don’t you like it on the sly?
Don’t you like it till it hurts?
Have I been on your mind? What’s a voice without a song?
Something in your head You’ve been fighting all along…

I don’t want to say it, The news is not so good
We’ll never get away, And even if we could
We’d just play the tambourine Around an open flame
Oversleep and burn To be back in the game

‘Cause summer never comes Nowhere near high noon
And winter never comes Nor the harvest moon

Raw sugar
I don’t want to die living in a high rise grave
I pay to call home
(same black day, high rise grave)

No I’m not complaining, Yes it could be worse
Ferment on the wish bone, Match the lips to the purse
Neighborhood’s a runway, Fry the ass and thighs
Dirty denim dealers, pushed behind the ire’s

And summer never comes Nowhere near high noon
And winter never comes Nor the harvest moon

Raw sugar
I don’t want to die living in a high rise grave
I pay to call home
(same black day, high rise grave)

Still I wear the red dress, Paint my toes and twirl
Take it back to old times,when I was still a girl
‘Cause now I’m all vavoom boys, Cootchie Cootchie Coo
Sort of wonder why I missed a kiss for you

‘Cause summer never comes (same black day, high rise grave)
Winter never comes (same black day, high rise grave)

Et là: le choc. Connexion à la ligne téléphonique: la vraie journée commencée.

Le Luxe du soleil

Payez-vous le soleil. Dixit L’agence de voyage Sunwing dans le mail de ce bureau. Au départ, je trouvais ça ridicule. Je me disais, s’il y a une chose gratuite sur la terre c’est bien l’eau et le soleil. Grossière erreur. Tellement grossière et naïve qu’actuellement je m’en fais des reproches. Réveil à 5:30 AM, sortie à 16h30 PM arrivée chez moi vers 18h15 PM. Je ne vois plus le soleil. Et ce bel homme, à l’arrêt du 82, qui travaille de nuit ne voit pas le soleil. Plus personne ne vois le soleil.

Et c’est abberrant. Mais, tellement normal à la fois… Privé de soleil plus personne n’aura la force d’agir. La zombification est commencée.

Vous êtes pas tannés de mourrir, bande de caves?

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