Gomme Arabique, Varsol et une dose d’amour

Posted on 19 décembre 2011

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Ma pierre copiste
je ponce à toi
l’éventualité d’un charme,
l’éventualité d’un naissance
(dans ton ventre calcaire)
Je veux te parler de mes rêves
de mes fascinations

tu es le véhicule
d’une parole nouvelle
plus près
du sifflement de l’escarpement.


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Au territoire : l’essence de ma présence
Méditer
L’espace que j’emporte.

Le trou dans la terre où reposera mon corps
pendant que mon âme s’envole.

suis-je ce fossoyeur ?


Ces heures
où je dors
ne plus ; je tords
à mors éperdus
la poudreuse à bras le corps.

Nous pélerinons
au chaud
entre les stations
(matière)
Je ne sais pas
le jusqu’où des mots
du frette.


Je sens
la fatigue de la pierre
amourachée de l’huile

Ma récalcitrante noyée
l’absence s’assoie sur le siège qui te jouxte
viens que je te gomme-arabise, là
au-dessus du ciel
plein de nœuds.
et le géranium
a oublié ses fleurs


Viens, et que l’on se Varsol
les graisses de ton image dissoute
sur toi et l’encre et le charabia du rouleau.
Tu es là pierre nue,
liquide suit le feu de ta surface.
Tu montes en flèche
excitée, pierre
et tu bois, cochonne, toute la graisse que l’eau ne répulse plus.
Viens que l’on se varsol.

 

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