Bill Viola vidéo-sensuel

Posted on 18 janvier 2012

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Quand il est question d’art-vidéo, il est de ces incontournables si incontournable qu’il est incontournable de ne pas les voir, au moins une fois, juste pour le fønne après une poff d’un très bon weed hippie. L’affaire avec la vidéo, c’est qu’elle se veut sans codes et dépendante de la technologie dont elle provient. Mais je ne vous apprend rien. On faire dire n’importe quoi à des vidéos. Le vidéo* se pense lui-même et sa forme se meut par rapport à cette pensée** qu’il a de lui-même. Le montage et l’image est dicté par le sous-jacent et le jacent de l’oeuvre (le montage, les signes, les symboles) est aussi dicté par le sous-jacent. La co-dépendance du profond et du superficiel par le vidéo pourrait être ce qui explique son esthétique ou ses considérations (pour le vidéo esthétique et considérations s’entremêlent).

Dans le but de vous inviter dans le domaine crissement fourrant*** du vidéo d’art* je vais présenter keuk vidéos d’art* dans plusieurs notes successives, chaque notes abec un artiste différent. Pour le fun han, pis ça sera un peu ma manière de protester contre les américains qui veulent mettre des copyright dans internet. (Parce que s’éduquer à une nouvelle forme artistique devrait être grétiss et open source)

BILL VIOLA

S’il est un incontournable de la vidéo d’art* c’est bien Bill Viola. Il est reconnu pour ces formes vidéographiques proche du corps et de l’expérience du corps dans le temps. Il utilise le ralentit, le trucage des superpositions d’images l’une sur l’autre et utilise la caméra comme une extension de sa perception (lorsqu’elle n’est pas fixe et alors complètement objective). Ses superpositions d’image sous-marines ou d’incendies avec un corps suggèrent une profondeur de sens, une dépossession de soi par le tumulte. Bref oui, lui aussi s’agite un peu la fèlure de l’existence en la juxtaposant sur une révélation candide et sensuelle de soi. Être totalement ouvert et souffrant à son propre passage.

C’est dans le vidéo de 54 mins The Passing qu’il pousse au maximum l’exploration de cette considération artistique. Dans The Passing, un film sans texte, l’artiste explore le passage de la naissance à la mort par un truchement d’images puissantes et symboliques. Il faut porter attention à la trame sonore aussi, c’est elle souvent qui provoque les réactions d’empathie ou de malaise et qui rend le vidéo événementiel.

http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=-6073297352800316213&hl=fr&fs=true

PAUSE CLOPE

http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=914966207707625064&hl=fr&fs=true

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*On dit Vidéo d’art, parce que mêle pas cinéma, film, clip  avec Vidéo d’art quand tu vas parler avec ton commissaire préféré, au risque de lynchage et/ou mépris mondain autour d’un vin mousseux des plus raffinés.

**Si ça te tentes de t’exciter un peu l’intellect, va lire vidéo topiques tours et retours de l’art vidéo, les vidéos de Strasbourg, paris, 2003, spécialement le texte de Philippe Dubois L’état-vidéo: une forme qui pense. Mais c’est vraiment plus le fønne de s’crosser.

***Parce que sensuel, han.

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Posted in: Art, Méditation